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Des échos de la conférence Mobile Media Day 2010
- Article ID:
- 11371
Mobile Media Day 2010
Des échos de la conférence Mobile Media Day 2010
Les 85 participants de Mobile Media Day ont écouté les meilleures pratiques du marketing mobile et étaient bien sûr curieux d’en savoir plus sur les stratégies iPad déjà lancées ou en développement.
La nouvelle régie publicitaire mobile iAd d’Apple était aussi au centre des discussions d’une audience intéressée par la publicité mobile pour monétiser ses plates-formes.
Peu après la conférence, Apple a annoncé qu’elle avait déjà engrangé 60 millions de dollars de commande pour le lancement d’iAd en juillet.
iAd menace-t-il les éditeurs ? demande Stig Nordqvist, directeur du département WAN-IFRA « Plates-formes numériques émergentes et développement commercial » et organisateur de la conférence.
- Pour Florian Gmeinwieser, directeur général de l’agence de publicité allemande Plan.Net Media, « iAd permettra de toucher des cibles démographiques attractives pour les annonceurs », mais il ajoute aussi que, en tant qu’agence de publicité, il était contre les limitations techniques et les règles commerciales imposées par Apple avec iAd.
- Un souci que Omar Hamoui, CEO d’AdMob a formulé de la façon suivante le 9 juin : « Apple a proposé de nouvelles conditions pour les développeurs qui, si elles étaient approuvées en l’état, interdiraient aux développeurs d’applications d’utiliser des solutions publicitaires d’AdMob et de Google sur l’iPhone. Ces conditions touchent aussi bien les sociétés aux technologies mobiles concurrentielles (comme Google) que toute société dont l’activité primaire ne repose pas sur les publicités mobiles. Des milliers de développeurs risquent donc de voir leurs revenus diminuer ou tarir complètement. Ces conditions concernent les grands comme les petits développeurs en les obligeant à un choix restreint dans leur recherche de revenus. Et comme de nombreuses applis gratuites ou peu onéreuses sont financées par la publicité, ces conditions touchent de la même façon les consommateurs. »
La voix d’Apple
De nombreuses applications iPhone intelligentes ont été présentées à MMD cette année et Stig Nordqvist a saisi l’occasion et a relayé le résultat d’une récente rencontre (dans le cadre de l’executive programme eRev ) avec Paul Burford, évangéliste d’Apple :
- Parmi les notions de base qui sont souvent négligées, citons le conseil suivant de Stig Nordqvist : « Développez une superbe icône pour l’iPhone et enregistrez votre appli.
- Un des conseils fréquemment donnés par Apple pour le développement d’applications est de démarrer avec le moins de fonctions possible mais de fignoler leur développement (est-ce que l’appli peut être utile, est-elle fun ?). Ensuite vous passez à une mise à jour qui en fait un peu plus. Ce qui est essentiel pour concevoir une appli, c’est de savoir exactement quel est son but : une appli sérieuse doit fournir de nombreux contenus au sein desquels on peut naviguer et elle doit être orientée consommateur ; une appli utile (par exemple les actualités du monde de la finance) doit être riche en graphiques avec un seul écran et une navigation toute simple. Quant aux applis divertissements, elles doivent présenter un graphisme riche et adapté à l’interaction. Il ne faut pas baser le développement sur des fonctionnalités à inclure dans l’appli mais adopter la formule : Qu’est-ce qui différencie ma solution des autres et à quelle audience s’adresse-t-elle ? Les gens aiment tout ce qui est frais et nouveau. Si vous lancez une mise à jour, renseignez les gens sur ce qu’implique exactement cette mise à jour. Pensez aussi à l’In-App Purchase afin de générer des revenus pour des achats effectués sur un coup de tête mais laissez le contenu gratuit dans votre App store, car il retiendra l’attention du client.
Espaces temps et simplexité
Parmi les conseils de Philipp Sugai, directeur du Mobile Consumer Lab, Université internationale du Japon, deux ont alimenté les discussions des experts mobiles présents à la conférence. Le premier propose une définition de zones temporelles (time zones) comme base de la conception de services et applications : « Nos vies sont découpées en tranches horaires. Nous courrons d’un rendez-vous à l’autre, d’une réunion à une autre ; nous passons de la maison au travail, du travail aux loisirs, mais il existe toujours des zones intermédiaires quand on passe d’une chose à l’autre. Par définition, les contenus et services que nous utilisons pendant ces laps de temps doivent être concis, faciles à consulter et à comprendre, à interrompre et à reprendre par la suite. D’un autre côté, nous avons des zones privilégiées caractérisées par le long terme et où l’utilisateur se consacre totalement à son mobile. Dans cette zone privilégiée, il doit pouvoir trouver des contenus et services plus profonds et plus étendus. Du point de vue du consommateur, selon les contraintes de temps et les besoins, les zones intermédiaires ou les zones privilégiées peuvent se situer exactement au même lieu et à la même période de la journée. Si les mobinautes apprécient les contenus et services de la zone intermédiaire, ce qui est dédié à la zone privilégiée doit être prioritaire. Enfin, un autre grand principe qu’il a développé est celui de la simplexité : « La majorité des gens maîtrise mal les nouvelles technologies. La simplexité mobile, c’est savoir combiner la technologie, les services intégrés, l’analyse intelligente (préférences, basée sur le comportement) et une interface conviviale axée sur les besoins et capacités de l’utilisateur. »
Quelques diapos donnant une petite idée de ce qui a été discuté cette année au cours de la conférence Mobile Media Day...
L’offre d’Edipresse est extrêmement riche en services et applications mobiles et Marc Lamarche, responsable des services mobiles d’Edipresse soulève un enjeu de taille, celui de la publicité sur les mobiles. « La plupart de nos contenus sont gratuits à l’exception de deux produits de niche. Et nous en resterons là car nous croyons à la publicité sur mobiles. »
Les applications de niche peuvent avoir une portée limitée mais elles s’adressent à une audience ciblée qui est justement ce que recherchent les annonceurs. Deux exemples ont été donnés : Femina d’Edipresse et AutoPilot de Gannett/USA Today.
Selon Matt Jones, vice-président de la stratégie et des activités mobiles pour Gannett Digital/USA Today, les annonceurs reconnaissent l’efficacité des applications verticales : « Par exemple, les 40 000 utilisateurs réguliers de notre appli AutoPilot sont une cible intéressante pour quelques-uns de nos annonceurs. »
Matt Jones décrit en détail le lancement récent et le modèle économique de l’appli iPad d’USA Today. Plusieurs semaines après son lancement aux États-Unis, elle avait déjà enregistré 375 000 téléchargements. « Notre objectif est d’augmenter notre audience et le temps passé par les gens dans l’environnement de notre marque. Notre but n’est pas de simplement utiliser une autre plate-forme. »
Le groupe RCS, éditeur de Corriere Della Sera et Gazzetta Dello Sport, propose des formules d’abonnement aux contenus de ses quotidiens sur l’iPhone mais aussi via les boutiques OVI (Nokia), Blackberry, Vodafone, Samsung. Et Federico Vittadello est satisfait des premiers résultats de ses offres payantes lancées cette année.
Mais l’iPad, c’est aussi autre chose pour Federico Vittadello et il explique pourquoi dans la diapo ci-dessous.
