Dans une récente interview avec le journaliste américain Charlie Rose, Mathias Döpfner, président-directeur général d’Axel Springer, explique pourquoi il pense que l’iPad est le signe d’ une nouvelle époque.
Quelques extraits de cette longue interview que Mathias Döpfner a accordée à Charlie Rose le 6 avril :
« Je pense que l’iPad est exactement ce que nous attendions tous. Il permet de visualiser le contenu d’une façon tout à fait émotionnelle. Il est convivial. Son prix est celui d’un produit de masse. C’est un modèle vraiment facile à utiliser et ça, c’est important. Vraiment cool ! Cool de lire des articles journalistiques sur cet appareil. Ça fait vraiment une différence ! Nous étions fiers de pouvoir proposer au moins un des nos journaux allemands avec le lancement aux États-Unis de l’iPad : Die Welt, notre journal en broadsheet. Et après quelques semaines promotionnelles, nous le proposerons pour 10 % de moins que le prix de la version papier. Les avantages sur l’iPad sont évidents. Vous recevez les nouvelles plus rapidement. L’attrait visuel est le même que pour le papier. Donc je ne vois pas pourquoi un lecteur de journaux traditionnel ne l’utiliserait pas. Un autre avantage de l’iPad est que c’est le premier support avec lequel on peut vraiment se détendre. Je m’explique : lorsque vous travaillez sur votre ordinateur, vous vous penchez toujours en avant pour écrire. Avec l’iPad, quand vous êtes dans l’avion par exemple, vous vous calez bien dans votre siège pour lire ou à la maison vous êtes dans votre fauteuil et vous prenez vos aises. La même pose qu’adopterait un lecteur traditionnel de magazines ou de journaux. Il est vraiment important que nous proposions un contenu attrayant pour les clients. Si nous parvenons à proposer un contenu approprié sur les supports numériques, je ne vois pas pourquoi nous n’en tirerions pas davantage de revenus. »

« L’iPad est intéressant pour les clients. Il est intéressant pour celui qui souhaite lire les nouvelles, se divertir, s’informer et être diverti. C’est ce que l’iPad apporte de nouveau. Et c’est le point de vue du client qui compte pour nous. Bien sûr, nous sommes déçus que l’iPad ne prenne pas Flash en charge. De toute façon, il y a encore de nombreuses choses à développer. D’un côté, nous devrions remercier Steve Jobs pour cet appareil, qui probablement va permettre de sauver le secteur journalistique, mais d’un autre côté nous devrions aussi rechercher le dialogue avec les gens d’Apple pour, par exemple, renégocier la répartition des revenus. À mon avis, 30 % pour Apple, c’est de trop. Mais la concurrence que se livreront les appareils aidera certainement. Il y a un appareil Microsoft, il y aura celui de Google et le Kindle d’Amazon. Cette concurrence aura des répercussions positives. »
Vous pouvez lire l'interview dans son intégralité sur le site de Charlie Rose.
