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Outils de planification : interview de Diane Burley, Nstein Technologies
Tue, 2009-05-19 09:59 — WAN-IFRA
- Article ID:
- 7879

Diane Burley est spécialiste des médias chez Nstein Technologies qui met au point et commercialise des solutions de gestion du contenu multimédia.
IFRA : Qu’attendent les directeurs des rédactions de leurs solutions de planification ?
Diane Burley : Ils aimeraient avoir du personnel ! Les sociétés cherchant à réduire leurs coûts d’exploitation en arrivent toujours à effectuer des coupes sombres dans la rédaction. Les rédactions ont besoin d’outils qui leur permettent de faire plus avec moins de personnel et dont l’utilisation ne nécessite pas un doctorat en informatique. La simplicité – qui implique l’utilisation d’interfaces hautement intuitives et basées sur les attributions de chacun – est de rigueur.
Le contenu est le pivot de toute société de médias. Les rédactions cherchent donc des outils leur permettant d’en récupérer le contrôle.
IFRA : Qu’est-ce qui rend votre système si simple et permet à un journaliste travaillant à distance d’avoir accès à son article, au planning et aux missions et de les actualiser ?
Diane Burley : Le WCM de Nstein est simple car il propose des tableaux de bord basés sur les attributions de chacun. En d’autres termes, si vous êtes un simple reporter, vous voyez apparaître une fenêtre très simplifiée qui vous permet uniquement de saisir vos articles. Si en revanche vous êtes un rédacteur responsable de l’édition et de la création de contenus, la même fenêtre apparaîtra avec en plus un gadget indiquant les articles en attente. Vous pouvez ajouter d’autres gadgets à votre tableau de bord : articles les plus populaires, commentaires attendant le feu vert, articles prêts à être placés en ligne etc.
De plus comme WCM peut être facilement intégré à TME, l’outil de fouille de textes de Nstein, à tout moment, un auteur peut voir, vérifier ou modifier les balises qui ont été générées automatiquement. Il peut également voir les autres rubriques correspondant à l’article et, par conséquent, créer un lien avec ces rubriques.
IFRA : Quelle vue d’ensemble votre solution donne-t-elle aux rédacteurs/reporters travaillant dans un environnement multimédia ?
Diane Burley : Les produits de Nstein permettent aux sociétés de mettre fin aux silos de contenus en créant une représentation XML de toutes les ressources dans un seul hub de médias qui, combiné à la fouille de textes, permet aux rédacteurs et aux producteurs Web de toute la société d’accéder aux contenus requis (articles, photos, blogs, commentaires ainsi que séquences vidéo et audio).
IFRA : Quelle influence les événements de ces derniers mois ont-ils eu sur la façon dont les éditeurs cherchent des solutions, étant donné surtout que de nombreuses rédactions se trouvent confrontées à la gageure de mener leur tâche à bien avec des effectifs considérablement réduits ? Nous avons remarqué que certains fournisseurs de systèmes rédactionnels mettaient l’accent sur la capacité de leurs systèmes à suppléer la main-d’œuvre manquante. Il est donc probable que les rédacteurs à la recherche de nouveaux systèmes essaient de trouver comment faire pour que la technique prenne en charge le plus de travaux possible. …
Diane Burley : Trouver des solutions déchargeant les rédacteurs de certaines tâches est une vaste question – est une grande opportunité pour Nstein. Les journalistes ont tant de choses à faire en une journée – et souvent deux fois plus lorsqu’ils s’occupent à la fois du produit imprimé et de la diffusion en ligne. Généralement, ils doivent tout d’abord créer du contenu dans deux systèmes rédactionnels différents (produit imprimé et diffusion en ligne), puis le couper et le coller dans l’autre système pour qu’il soit diffusé à travers tous les supports. Ensuite, les rédacteurs sont priés d’effectuer l’indexation. À une époque marquée au mieux par un gel de l’embauche et au pire par des licenciements, ils doivent écrire davantage et ont donc moins de temps à leur disposition pour effectuer des recherches.
Les systèmes de Nstein apportent des solutions à tous ces problèmes. Le contenu créé dans un système rédactionnel peut être débarrassé automatiquement de son formatage dans le DAM de Nstein. Toutes les ressources reçoivent une indexation sémantique aussi poussée que le souhaite la société de médias et peuvent être ainsi associées à d’autres ressources par simple pression d’un bouton. Un rédacteur peut donc compiler un dossier sur un sujet donné en quelques minutes.
De plus, les liens en ligne qui sont vraiment importants pour la navigation et le positionnement SEO (Search Engine Optimization = optimisation pour les moteurs de recherche), mais pratiquement impossibles à créer manuellement peuvent maintenant être réalisés automatiquement.
Avec ces outils, un éditeur peut créer un microsite en quelques jours, ce qui aurait pris des mois autrefois.
Autre chose. Nous parlons ici uniquement de la productivité rédactionnelle. Mais le système de Nstein a un impact sur tous les services d’une société de médias : marketing, informatique et développement du Web. Nos clients ont affirmé qu’en raison de la simplicité du système, le service informatique recevait beaucoup moins d’appels. Quant au service marketing, il s’est rendu compte qu’il pouvait créer des alertes d’information personnalisées – automatiquement ! Et avec tous les outils nécessaires à portée de main, le personnel chargé du développement du Web ne doit plus attendre que le service informatique vienne lui écrire un code. La productivité s’en trouve donc accrue sur toute la ligne.
Nous en tenons compte dans nos calculs du retour sur investissement pour les éditeurs.
IFRA : Le prix est un réel défi – plus encore que par le passé – compte tenu des graves problèmes financiers que rencontrent aujourd’hui les journaux qui n’ont tout simplement pas les moyens de payer un prix trop élevé. Quelle est votre réponse à ce dilemme ?
Diane Burley : Malgré la crise économique, Nstein n’a jamais travaillé autant. Ce n’est pas vraiment surprenant dans la mesure où ses solutions ont un impact financier. Nous pouvons évaluer les économies réalisées et l’effet sur la productivité et montrer ainsi à nos clients qu’il s’agit d’un bon investissement. Nous nous sommes donc rendu compte que l’essentiel est moins le prix que les avantages obtenus. Nous pouvons affirmer en toute confiance que nos clients enregistreront un solide retour sur investissement. Il se peut même que cette forte présence sur le Web permette à certains éditeurs d’abandonner le produit imprimé et de se focaliser uniquement sur la diffusion numérique. Disposant de cette infrastructure numérique basée sur des normes ouvertes, ils savent aussi qu’ils peuvent racheter une société en difficulté et utiliser ces ressources en quelques semaines.
IFRA : Certains fournisseurs diversifient leurs activités en se tournant davantage vers le marché des magazines ou en vendant des systèmes aux banques et aux gouvernements qui, de plus en plus, doivent publier leurs informations… Est-ce aussi le cas de votre société ? Dans l’affirmative, quelles sont les principales raisons et possibilités dans ce domaine ?
Diane Burley : Nstein a toujours eu plus d’une corde à son arc – en fait notre solution convient à tout créateur considérant son contenu comme une ressource et non comme un simple contenu. D’autres secteurs industriels se rendent compte que, sur le Web, ils sont des éditeurs – comme les magazines et les journaux classiques. Or ce sont les éditeurs qui maîtrisent le mieux la diffusion d’informations. Je pense que bientôt les sociétés pharmaceutiques et financières ainsi que d’autres secteurs industriels réaliseront qu’à maints égards ils sont aussi des édit
eurs et Nstein sera prêt à leur apporter son soutien.
IFRA : Quels outils de planification conviennent aux différents types d’éditeurs que vous visez ? Que proposez-vous ou pouvez-vous proposer à une publication tirée à 15 000 exemplaires par rapport à celle d’un grand groupe de médias ?
Diane Burley : Les principaux utilisateurs de nos solutions sont de grands éditeurs – ou des sociétés de médias disposant d’un grand nombre de supports plus petits. Nos produits conviennent le mieux aux éditeurs traitant de grands volumes de ressources, disons plus de 100 000 (articles, photos, séquences vidéo etc.).
