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Rainer Kirschke à propos des nouvelles technologies de plaques
Tue, 2010-06-29 13:15 — Charlotte Janis...
- Article ID:
- 11378
Plaques d'impression
Juin 2010. Rainer Kirschke est directeur des ventes pour l’Europe centrale chez Agfa Graphics Germany GmbH. Dans le secteur de la presse, la société Agfa propose des flasheuses (Polaris X et Advantage N), des développeuses (les séries VSL et VSL XXL, la VXP 85 et la Clean Out Unit VCF 85) ainsi que des plaques photopolymères sensibles au laser violet (N91v et N92 VCF).
WAN-IFRA : Quelles sont aujourd’hui les principales exigences des entreprises de presse à l’égard des plaques d’impression ?
RAINER KIRSCHKE : Voilà les trois principaux axes :
- des plaques robustes présentant une grande latitude de traitement tout en garantissant une qualité régulière et une sécurité de production tout au long du processus de fabrication,
- la capacité d’imprimer des produits de type labeur et des quotidiens classiques sans aucune modification des paramètres de production,
- une demande accrue pour des systèmes de plaques efficaces tant sur le plan économique qu’écologique.
WAN-IFRA : Quelles sont les caractéristiques de la plaque photopolymère sensible au laser violet utilisée dans le secteur de la presse ?
RAINER KIRSCHKE : Les techniques à laser violet sont très précises, robustes et bon marché. De conception simple, elles donnent d’excellents résultats à l’exposition et sont sans cesse perfectionnées car elles trouvent leur application dans le domaine de l’électronique grand public. Cette source lumineuse donne d’excellents résultats en association avec les toutes dernières plaques violettes sans chimie mises au point par Agfa pour le secteur de la presse.
WAN-IFRA : Comment obtient-on un processus de production stable pour les plaques et quels sont les risques possibles ?
RAINER KIRSCHKE : En fait, la stabilité du processus commence chez le fabricant au moment de la fabrication des plaques d’impression. C’est la raison pour laquelle le fabricant que nous sommes se conforme aux normes de qualité DIN et ISO et que notre site de production ainsi que notre société de distribution ont reçu la certification correspondante. Mais bien entendu, la production des plaques dans l’imprimerie joue un rôle essentiel. Notre tâche consiste à veiller à ce que les propriétés mentionnées ci-dessus soient réunies. Agfa dispose à cet effet d’une équipe professionnelle de spécialistes en techniques d’impression qui, sur place, peuvent apporter leur aide bien au-delà de la gamme de produits Agfa. De plus, Agfa est le leader dans le domaine du développement et de la vente de systèmes de plaques sans chimie qui donnent des garanties supplémentaires car les risques possibles sont moins nombreux.
WAN-IFRA : Comment la demande en plaques sans chimie a-t-elle évolué ? Quels journaux ont opté jusqu’ici en leur faveur ?
RAINER KIRSCHKE : (...) Pour notre part, la demande en plaques d’impression sans chimie est très élevée dans le secteur de la presse car nous produisons les parties imprimantes de la plaque N92 VCF à l’aide d’un gommage neutre. Cette plaque d’impression est utilisée depuis pas mal de temps à travers toute l’Europe. Nous avons tiré un grand nombre de leçons des diverses situations de production chez nos clients et en avons tenu compte dans l’optimisation de nos plaques sans chimie. (…) La tendance est à la technique sans chimie. La stabilité du processus ainsi que la réduction des consommables et des cycles d’entretien/nettoyage sont des facteurs qui incitent toujours plus d’entreprises de presse à se convertir aux systèmes de plaques sans chimie. Parmi les utilisateurs de ce type de technique, citons le Mannheimer Morgen, les Badische Neue Nachrichten et le Main-Post.
WAN-IFRA : La conversion à la technique « sans chimie » présente-t-elle un attrait économique en plus des avantages écologiques ? Dispose-t-on de chiffres concrets concernant les frais de consommation ?
RAINER KIRSCHKE : Bien entendu, les nombreux cas de figure différents que nous avons rencontrés chez nos clients nous ont permis de voir les possibilités offertes par les systèmes de plaques sans chimie. Comme la situation varie d’une entreprise à l’autre en matière d’affectation des coûts et de définition des valeurs, les pistes suivantes peuvent être mentionnées :
- Réduction de deux tiers des quantités de consommables utilisées.
- Les temps de nettoyage et d’entretien peuvent aussi être réduits de deux tiers.
Les économies réalisées dépendent de la situation du client, des coûts individuels et des affectations des consommables.
Il ne faut pas sous-estimer les effets positifs de la réduction des paramètres du processus et, par conséquent, des risques d’erreur en impression. Mais leur importance est différente d’une imprimerie à l’autre. Notre but à court terme est de rationaliser et d’optimiser encore plus les processus tout au long du cycle de production.
WAN-IFRA : Faut-il faire des compromis (longueur de tirage, qualité …) avec les plaques à chimie réduite ?
RAINER KIRSCHKE : La qualité de reproduction et d’impression n’en pâtit absolument pas. La longueur de tirage qu’elles supportent dépend elle aussi des conditions de production individuelles.
WAN-IFRA : Les imprimeries de presse cherchent de nouveaux débouchés dans le secteur de l’impression semi-commerciale pour mieux exploiter leurs capacités de production et créer de nouvelles sources de revenus. Ne serait-il pas opportun de commercialiser une plaque spécialement mise au point pour ce secteur ?
RAINER KIRSCHKE : Nous n’en voyons pas la nécessité. Les constructeurs de rotatives n’ont pas non plus développé de machine purement semi-commerciale. Nos clients ne veulent utiliser qu’une seule technique pour toute leur gamme de produits. Et nous pouvons le leur garantir.
WAN-IFRA : Sur quoi Agfa concentrera-t-elle ses efforts de développement dans les années à venir en matière de plaques d’impression pour journaux ?
RAINER KIRSCHKE : Comme je l’ai dit plus haut, nous nous efforçerons de rationaliser et d’optimiser encore plus les processus tout au long du cycle de production.
